André, donateur de la Fondation Ginette, président du directoire d’une entreprise de services, a tenu à rencontrer trois jeunes qui ont bénéficié de l’Internat de la réussite de Ginette.

En 2019, Antoine Barraud et Nathanaël Jacques-Édouard ont intégré Chimie ParisTech ; Antonin Simon, Centrale- Supélec. Ils attribuent leur succès autant à la qualité de vie à Sainte-Geneviève qu’à l’aide des Anciens dont ils ont pu bénéficier.

André : Comment avez-vous connu et choisi cette prépa ?

 

Antoine : J’ai choisi Ginette d’abord pour l’excellence. Lycéen en Corrèze, j’ai parcouru la liste des prépas et j’ai vu qu’elle était bien placée. Puis aussi pour être interne, même si je ne connaissais pas l’Internat de la réussite. Mes parents instituteurs m’ont dit que ça allait être difficile financièrement, mais ma prof de maths m’a parlé d’internat d’excellence à l’époque.

Antonin : C’est ma mère qui a regardé les classements, or c’est une prépa beaucoup moins connue que les autres. Je viens de Chalon-sur-Saône, mes professeurs ne la connaissaient pas. Sur des forums, l’ambiance était vraiment décrite comme bonne, amicale, avec de l’entraide. Je cherchais la meilleure prépa pour les concours, mais le fait d’être dans un endroit accueillant était très important.

De gauche à droite : Nathanaël, Antoine et Antonin.

Nathanaël : C’est pour l’excellence qu’on la choisit, mais je n’y serais pas allé sans l’Internat de la réussite et il a été déterminant pour moi de savoir que j’étais admis à l’internat pour pouvoir placer ce vœu en premier (sur Admission Post Bac). Un ancien de mon lycée à Perpignan y était allé et c’était la seule prépa dont on disait autant de bien, à quel point on était suivis et jamais laissés à nous-mêmes.

 

André : Comment est la vie à Ginette ?

Antoine : Je m’attendais à énormément travailler mais j’ai finalement bien vécu ces deux années, en travaillant certes mais Ginette a fait en sorte que ce ne soit pas trop difficile. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’esprit de groupe, le fait que tout le monde vient s’entraider, on peut poser des questions à qui on veut, aucun jugement, pas d’«esprit de concours » étroit. Au plan des valeurs religieuses, je suis agnostique. Et pourtant, j’ai participé à des prières, des messes, et pas trouvé ça pesant.

Antonin : Le trinôme (trois élèves passent les colles ensemble) est important, pour ne pas avoir de séparation entre la tête et la queue de classe. Entre le début et la 2e année, j’ai vraiment senti une grosse progression en maths, grâce à l’entraide et à l’ambiance. J’étais pour la première fois loin de chez moi, plus indépendant, et j’ai énormément gagné en maturité.

Nathanaël : « Deux ans à Ginette, c’est comme dix ans dans la vraie vie » dit-on… Je trouve ça assez vrai. Moi non plus je n’étais pas croyant mais j’ai beaucoup discuté de spiritualité. La retraite de fin d’année a été un moment clé pour moi.

 

André : Que vous a apporté l’Internat de la réussite ?

Antonin : Grâce à cette aide, j’ai passé deux années plus sereines car cela a enlevé un poids pour mes parents. En plus, ce n’est pas quitte ou double pour la 5/2, je pouvais l’envisager au besoin. Je ne me suis jamais demandé comment était financé l’internat, mais c’est logique que ce soient les Anciens. C’est une reconnaissance, mais pas seulement. Ginette, c’est une communauté de vie. Et je pense que moi aussi, je pourrai m’engager à aider dans le futur.

Nathanaël : J’ai aussi commencé à me demander comment je pourrais rendre la pareille, car c’est clair que je n’aurais pas pu y arriver sans l’Internat de la réussite. C’est toujours grâce à d’autres qu’on peut démarrer et y arriver. Il y a aussi une amitié vraie entre nous. Un exemple : un voyage au ski est organisé chaque année et j’aurais eu du mal à y participer sans l’Internat de la réussite. Or les autres sont venus spontanément me voir parce qu’ils voulaient vraiment que je vienne. Moi, je n’ai jamais senti de différence entre nous.

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